Les amandes : ces antioxydants naturels

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Les amandes sont des graines oléagineuses riches en protéines de bonne qualité, dont l’arginine qui est cardio-protectrice. Elle contient également des fibres qui normalisent le transit intestinal et réduisent le taux de cholestérol. Leurs acides gras insaturés permettent de prévenir les risques de maladies cardio-vasculaires. On reconnait également les amandes comme étant riches en antioxydants, c’est pourquoi elles sont conseillées pour lutter contre l’hypertension. Cet article parle des amandes qui sont des antioxydants naturels.

Amandes : un fruit riche en composés nutritionnels et aux propriétés saines

Les amandes sont un fruit typiquement méditerranéen riche en composés nutritionnels et aux propriétés saines. L’amande a un pouvoir nutritionnel complet, en effet elle contient un grand nombre de nutriments, des protéines, des graisses, des sucres ainsi que des tanins, des cendres et des phytates. Le fait qu’elle contienne de la graisse ne doit pas faire peur. Lorsqu’il s’agit des graisses : lipides contenues dans les amandes, ce sont de graisses mono et polyinsaturées, donc positives pour la santé. La force des amandes est la richesse des soi-disant polyphénols, des substances antioxydantes capables d’entraver valablement les dommages causés par les radicaux libres aux cellules de l’organisme. Ces polyphénols sont cependant présents presque exclusivement dans le film sombre qui enveloppe les amandes, et c’est pourquoi il ne faudra pas consommer que des amandes dont la pellicule n’en est pas dépourvue.

La palme d’or de l’antioxydant

Voyez alors ce que la littérature scientifique vous offre. Une étude a évalué la capacité antioxydante de 11 épices, 5 types de fruits secs, 7 types de sucreries, 18 types de céréales et 6 types de noix dans la population italienne. Parmi les épices, le safran avait la plus grande action antioxydante, tandis que parmi les fruits secs, la prune était la plus active. Parmi les friandises, la plus précieuse était le chocolat et parmi les céréales, le blé. Parmi les noix, les amandes avaient une action antioxydante importante, qui était plus faible pour les noisettes et encore plus faible pour les cacahuètes et les pignons. L’étude nous informe donc que les aliments qui ont le plus d’action antioxydante devraient être consommés davantage pour favoriser les défenses antioxydantes de l’organisme.

Fumer des amandes et le tabagisme : les résultats scientifiques

Une autre étude clinique a vérifié si la consommation d’amandes pouvait réduire les dommages causés par les radicaux libres chez les jeunes fumeurs. En fait, les fumeurs produisent davantage de radicaux libres, des substances qui endommagent les cellules de notre corps : les radicaux libres sont nocifs précisément parce qu’ils ont une action oxydante qui endommage l’ADN et favorise le vieillissement. L’étude en question portait sur 60 fumeurs apparemment en bonne santé, qui devaient manger 84 g d’amandes ou 120 g de porc par jour pendant un mois, avec un intervalle d’un mois, puis un autre mois de traitement. Un autre groupe de volontaires non-fumeurs en bonne santé a pris 120 g/jour de porc sans amandes. Comme prévu, les niveaux de certaines substances produites par les dommages causés par les radicaux libres, les soi-disant indicateurs de dommages radicaux : malondialdéhyde, 8, hydroxy-déoxyguanosine, ainsi que les dommages à l’ADN dans certaines cellules sanguines : lymphocytes, étaient significativement plus élevés chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Et les niveaux d’enzymes antioxydantes endogènes, les défenses naturelles de l’organisme, étaient également nettement inférieurs chez les fumeurs. Le tabagisme augmente donc les radicaux libres et crée des dommages pour l’organisme. 

Mais le plus intéressant, est que l’administration d’amandes aux fumeurs a entraîné une augmentation des défenses naturelles contre les radicaux libres, avec une réduction des dommages d’oxydation et moins de dommages à l’ADN. Une autre étude clinique a évalué l’effet de deux doses d’amandes sur l’équilibre lipidique : mesure du cholestérol et des triglycérides et le glucose chez 25 sujets des deux sexes présentant un taux de cholestérol modérément élevé. Ces personnes ont dû maintenir une alimentation normale pendant 4 semaines après avoir été nourries pendant 2 semaines avec un régime contenant 34 graisses. Elles devaient manger suffisamment d’amandes pour fournir entre 10 et 20 de l’apport calorique total, environ 60 grammes d’amandes. À la fin de l’étude, les amandes ont entraîné une réduction significative du cholestérol total, du cholestérol LDL, le soi-disant mauvais cholestérol et une augmentation de 1,7 et du cholestérol HDL, le soi-disant bon cholestérol. L’étude indique donc que l’ingestion d’environ 60 g d’amandes par jour réduit significativement le cholestérol chez les patients modérément hypercholestérolémiques : comme on le sait, le cholestérol favorise l’athérosclérose et augmente donc le risque de maladies cardiovasculaires telles que l’infarctus. Les études réalisées jusqu’à présent indiquent que la consommation d’amandes réduit le LDL, mauvais cholestérol de 3 à 19 %, en particulier chez les personnes souffrant de diabète ou de cholestérol élevé : les amandes contribuent donc à prévenir l’athérosclérose et les maladies qui y sont liées. 

Une autre information utile est que les amandes contiennent peu d’acides gras saturés, nocifs pour le cœur et les vaisseaux sanguins, mais sont riches en acides gras insaturés, en fibres, en phytostérols et en protéines végétales. Ils contiennent également de la vitamine E, de l’arginine, du magnésium, du cuivre, du manganèse, du calcium et du potassium.

Les conseils du phytothérapeute

La consommation quotidienne de 40-60 g d’amandes avec leur pellicine combat les dommages causés par les radicaux libres, fait baisser le cholestérol et entrave l’athérosclérose, c’est-à-dire la formation de plaques lipidiques dans les vaisseaux sanguins, contribuant peu au maintien de notre santé.